El norte, el sur de la Medina

La medina representa el centro neurálgico y el corazón histórico de la ciudad de Marrakech. Extendida sobre una superficie global de 600 hectáreas, es una de las medinas más vastas de Marruecos y la más poblada de África del Norte. Su delicadeza y su especificidad arquitectural emanan directamente de la virginidad total del terreno sobre la cual fue construida en el siglo XIE . Articulada inicialmente alrededor de un campamento militar, Qsar El Hajar, y de un mercado, fue dotada de una Kasbah en el siglo XIIE para protegerla de los continuos asaltos de la región del Haouz, contribuyendo en su hegemonía durante el reinado Almorávide. Las célebres murallas de la vieja ciudad de Marrakech sufrieron modificaciones importantes a lo largo de las dinastías que se sucedieron. Fue entonces cuando se vieron dotadas de diferentes puertas (Bab en árabe). A día hoy la altura de las murallas oscila entre los 8 y los 10 metros y se extienden sobre una distancia total que sobrepasa los 19 kilómetros. La medina está considerada desde 1956 como patrimonio mundial de Unesco.

Le récent engouement pour les riads, ces maisons traditionnelles marocaines articulées autour d'une cour centrale, a généré de profondes transformations sociologiques au sein de la médina de Marrakech, où le prix du mètre carré a atteint des sommets. Ainsi, un nombre non négligeable et croissant de modestes ménages marrakchis se voit poussé par la spéculation à « s'exiler » en dehors des remparts. D'autre part, on observe un phénomène de densification de l'habitat au sein de la médina. Cependant, on est loin d'assister à une muséification de la médina, tant s'en faut. En réalité, le succès touristique croissant de Marrakech a durablement revigoré la médina en attirant de nombreux jeunes au sein des dédales de la médina. Ainsi, il semblerait que plus de 40 000 artisans y travaillent, répartis dans les différents quartiers thématiques organisant géographiquement la médina.

Le mellah, dans le sud est de la médina, fut et demeure aujourd'hui encore dans une moindre mesure le quartier juif de Marrakech. Loin d'être un ghetto, le mellah regroupait certains corps de métiers qui au fil et à mesure de l'histoire de Marrakech, devinrent des spécialités de cette communauté (le métier de tisserand fut un exemple de ce phénomène). Il fut fondé en 1558 sous le règne de Moulay Abdellah à proximité du palais ce qui permit, comme ce fut le cas à Fès par exemple, au sultan de mieux les protéger.

Les jardins de l'Agdal jouxtant par le sud le palais royal furent créés dès 1156 selon l'historien officiel de la dynastie almohade par El Haj Ya'is, celui-là même qui fut à l'origine de la prestigieuse Koutoubia. Le terme aguedal signifiant par ailleurs « jardin » de manière générale par les Berbères, cette appellation de jardins de l'Aguedal ne s'imposa comme appellation exclusive que vers la fin du xviiie siècle. Son existence, mise à mal par le temps est intimement liée à l'astucieuse gestion des ressources hydrauliques qui y est faite. Ainsi, le captage des eaux des nappes souterraines fut dès la fin du xie siècle assuré par un dense réseau de « khettaras », assisté plus tard par un système de viaducs plus élaboré en provenance de Aghmat, ville située plus au sud en direction de la vallée de l'Ourika. Enfin, le stockage des eaux de pluie était assuré par deux immenses réservoirs dont le plus grand, baptisé Es Sala, servit à l'entraînement des troupes à la natation en vue de la traversée du détroit de Gibraltar.

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